Entretien avec Roch Saüquere, fondateur et rédacteur en chef de Top Secret magazine, la revue complotiste la plus lue de France.

Septembre 2008. Parce qu’il était sur mon chemin et que j’en goûtais les conversations, j’avais pris l’habitude de flâner dans un PMU. Dès le matin, les habitués échappaient à la morosité en buvant la Pelforth locale, en jouant au Rapido et en disant du mal du bar d’en face « Le Caporal ». C’est dans ce lieu rustique que je découvris pour la première fois Top Secret. Là, au fond à droite, entre les revues d’histoire et les magazines pornographiques. Avec une couverture noire et bleue, un homme dans l’obscurité, une ombre étrange et un titre en capitale blanche. « OVNI, Rencontre du Troisième Type ».

Fondé en 2002 par Roch Saüquere, Top Secret est une revue bimestrielle française dont le slogan est : « Nous avons tous besoin de Vérité ». Son fondateur, qui en est aussi l’éditeur et l’un des principaux rédacteurs, écrit depuis plus de 10 ans des éditoriaux enflammés.

Rencontre avec une plume au pays des “conspirationistes”. Même s’il n’aime pas du tout ce qualificatif…

MARGINAL DE NAISSANCE

Pourquoi Top Secret ?

J’ai été poussé par la vie dans cette aventure… A force  de rencontrer  des obstacles, à force de me heurter à des portes fermées, à force de m’obstiner à avancer, je me suis retrouvé dans Top Secret. En vérité, c’était peut-être la dernière chose dans laquelle je voulais me lancer.

Qu’est-ce que vous souhaitiez faire ?

Depuis l’enfance, j’ai 46 ans… mon rêve, mon cheval de bataille, c’est la littérature. J’avais une vocation littéraire classique qui devait m’amener naturellement à une carrière d’auteur. Très jeune, j’écrivais, comme tout le monde il est vrai, de la poésie, du roman, du théâtre. Puis la presse m’a sollicité… C’était le dernier truc que je voulais faire ! Mais bon, c’est la vie ! Je savais, je sentais qu’il y avait quelque chose de peu consensuel chez moi et je voulais résister. J’aspirai à autre chose, et surtout à la normalité. Mais il est difficile d’aller contre sa nature.

Vous avez résisté à l’appel de la normalité ?

C’est l’inverse ! Je suis marginal de naissance. Depuis l’enfance, j’ai cette étrangeté en moi qui est plus forte que ma volonté. Très jeune, j’ai eu quelque succès, mais les choses m’ont toujours donné l’impression de nager à contre-courant. Là où les choses devaient bien se passer, il y avait toujours quelque chose qui ne passait pas. Et quand j’ai lancé le magazine, contrairement à ce que beaucoup de lecteurs ont pu penser, notamment que j’allais subir des pressions, des menaces. Je n’ai plus du tout ressenti cette impression de nager à contre-courant. Les choses ont semblé couler de source !

L’AVENTURE TOP SECRET

C’est quoi Top Secret Magazine ?

Top secret  n’est pas vraiment un magazine, c’est une aventure ! C’est quelque chose d’unique dans la presse française, quelque chose d’en dehors du temps, qui pourrait être lu il y a 10 ans ou qui pourra l’être dans 10 ans. C’est une aventure qui se vit au jour le jour, dès qu’on finit  un numéro, on ne sait pas ce que l’on va faire après…

 A ce point-là ?

Pour tout vous dire, on ne sait même pas si on va pouvoir faire un autre numéro ! Pour l’instant, les choses sont arrivées quand nous en avons eu besoin et tant que ça marche… Eh bien, nous continuons l’aventure. A vrai dire, le magazine Top Secret, ce n’est pas vraiment de la presse. Nous n’avons pas de publicité dans le magazine, pas de truc d’annonceur, par exemple. Notre démarche consiste à traiter de tous les sujets du mystère avec, au coeur de ces intrigues, comme une pierre tournante,le phénomène OVNI dans ce qu’il a de plus large.

Quel est l’objectif de cette aventure ? 

En lui-même, le magazine est un mystère dans sa façon de perdurer… Il me réservesans cesse des surprises. Plus sérieusement, Top Secret est une quête de vérité. C’est une quête philosophique et une démarche intellectuelle. Nous y traitons de sujets très généraux mais authentiquement subversif.

En quoi est-ce subversif ?

Aujourd’hui, je pense que le mystère et l’ésotérisme sont plus subversifs que la provoc’ et le porno Le mystère est la dernière subversion de notre société. La culture est devenu l’opium du peuple et chacun prend sa dose pour oublier. La quête de vérité me semble beaucoup plus subversive dans un monde de consensus mou. En plus de cela, cette quête de vérité nécessité une culture politique, militaire, ésotérique, littéraire…

Vous décrivez Top Secret comme une initiation, je vous cite «Le magazine doit réveiller les gens en douceur pour favoriser leur écoute ».

Le texte que vous citez date d’il y a 10 ans. Il témoigne de notre état d’esprit à ce moment. Nous savions qu’il fallait y aller tout doucement, qu’il fallait ménager sa monture pour une quête comme la notre . « Cela va être long » pensions-nous. Il va falloir prendre les gens par la main…

Pourquoi cette volonté d’accompagnement ?

On ne viole pas son lecteur en lui balançant des vérités à travers la gueule s’il n’est pas capable de les entendre. Si vous dites à un homme «Ta femmes te trompe», il va confondre le message avec le messager. Mes lecteurs, j’avais besoin de les entraîner à mes côtés. Le magazine Top Secret est un puzzle, mais aussi de l’homéopathie : nous distillons de la Vérité à dose homéopathique. Quelques gouttes dans cet article là, quelques gouttes dans celui-là…  Et puis, elle fait son chemin dans la tête des gens. Ensuite, c’est à eux de faire les liens. S’ils les font, ils arriveront aux mêmes conclusions que nous, car ce sont des évidences que nous avons découvertes à force de travail. L’intérêt de cette démarche, c’est que nous n’imposons rien du tout. Les gens doivent faire leur chemin eux-mêmes. Sur ce point, nous sommes irréprochables.

Vous avez une véritable communauté de lecteur ?

Non, je n’aime pas du tout le mot de «communauté». Je suis plutôt un individualiste et je ne supporte pas le communautarisme. Pour moi, nous sommes tous des êtres humains, et ça suffit amplement. Par contre, le magazine est la somme des contributions et du partage de ce que les lecteurs ont pu voir. De ce côté, il y a une vraie ouverture. Nous sommes areligieux, apolitique. Nous nous situons à un autre niveau, dans une réalité parallèle. Je dirais même une dimension parallèle ! N’oubliez pas que le sous-titre du magazine est : «Nous avons tous besoin de Vérité» et, vu que vous êtes vous aussi un fan d’x-files, «La Vérité est ailleurs» !

La référence à X-Files dans ce texte de présentation qui est donc vieux de 10 ans me fait rebondir sur une de vos définitions : vous parlez d’épisodes-articles ?

Quand vous regardez ces séries télévisées, Stargate ou autres, on constate qu’il y a plusieurs degrées de lecture : le simple  coup d’œil du spectateur lambda, qui regarde ça entre deux matchs de foot, l’approche des accros, qui vont vraiment s’attacher aux personnages et à l’histoire, et enfin la vision plus approfondie d’une troisième catégories de gens… C’est-à-dire des accros qui vont voir  plus loin et se servir de la série comme d’un support à la réflexion.

Quel est le rapport avec votre magazine ?

Avec Top Secret, c’est la même chose : il y a des gens qui achètent Top Secret parce qu’il y a un titre qui les as intéressés et basta, ils ne le rachèteront plus jamais ; vous aurez des passionnées de complot et des gens qui vont faire le lien entre les différents articles et voir le grand dessein… Et, en ce qui concerne les articles, c’est la même chose : certains sont des one-shot tandis que d’autres creusent la mythologie. Dans les séries télés comme X-Files ou Fringe, c’est la même chose. Certains épisodes ne présentent pas d’intérêt pour la trame générale tandis que d’autres sont des «épisodes mythologiques» qui font avancer le grand schéma. Dans Top Secret, c’est pareil ! Je vous rappelle que nous classons même les numéros de Top Secret par saisons. Nous espérons sincèrement que les gens vont monter ces trois échelons… c’est très dommage que des gens qui sont de très bonnes machines à réfléchir restent prisonniers du système de pensée, soit pour ne pas risque de passer pour des fous, soit par peur de ternir leur réputation. Vraiment dommage qu’ils s’empêchent de penser en 3D !

Vous pensez qu’ils ont peur ?

On a tout à perdre à se lancer là-dedans ! Pour les autres, vous savez, il y des familles d’esprits. Par exemple, dans ma famille et dans mes amis, il n’y a presque personne qui soit vraiment capable de me suivre.

I WANT TO BELIEVE

Comment définiriez-vous ce mode de pensée ? Est-ce une philosophie de vie ?

C’est quelque chose que vous avez, ou que vous n’avez pas. Depuis l’enfance. J’ai toujours eu cette perception depuis mon plus jeune âge, dès mes premiers souvenirs…

Ce mode de pensée est fait de doutes très aigus à l’égard des vérités admises par la société et, d’un autre côté, d’une sorte de candeur et d’une ouverture d’esprit complète à l’égard de théories parfois… étranges.

C’est vrai qu’il y a toujours eu une grande candeur chez moi. Enfant, adolescent, j’ai toujours été gentil et candide, et j’espère que je le suis toujours. Mais, à force d’être confronté au mensonge,   on se dit qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Quand on est gentil et candide comme je l’étais, il faut déjà faire un effort intellectuel considérable pour concevoir la malveillance. Mais une fois qu’on a fait cet effort intellectuel, on se retrouve face à un abîme de mensonge et d’ignorance fantastique.

Qu’est-ce qui va vous pousser à croire ou ne pas croire quelque chose ? Comment équilibrez-vous le Mulder et la Scully en vous ?

C’est un grand mystère. Il faut savoir se connaître soi-même et j’aurais dû mal à répondre à cette question. Il y a du «I want to believe» là-dedans, mais nous sommes aussi confronté à des amis et des gens de confiance qui vous font des témoignages d’une grande sincérité. Mon rôle consiste à poser les faits le plus rationnellement possible, à présenter ces choses plus extraordinaires les unes que les autres avec le plus de sincérité et de cohérence. Intérieurement, malgré les choses qui ont pu m’arriver à moi-même, j’ai toujours ce doute en moi. Mais je pense que tout est lié, je ne peux m’empêcher de créer une cohérence à tout ça. D’y donner du sens. C’est une exploration. Rien n’est calculé et, pour tout dire, c’est une démarche qui nous dépasse largement.

Auriez-vous des exemples de choses difficile à croire que vous avez du mal à défendre ou que vous auriez regretté de croire ? Je pense notamment aux articles sur les planificateurs de l’invisible, écrit par un lecteur, et vous preveniez dans l’introduction que, même si nous ne pouvions pas vérifier cette théorie, il fallait prendre cela comme un récit de science-fiction et se laisser porter…

Vous l’avez compris, il y a beaucoup de choses comme ça. On est dans une certaine écriture, dans un certain style. Et c’est une écriture qui laisse beaucoup de liberté aux lecteurs. Il y a des choses comme les planificateurs de l’invisible, le voyage dans le temps ou les enfants des Black Program. Et là, nous sommes tous le temps à la frontière… On pourrait se dire «Mais il délire !» Franchement, par rapport aux informations que nous avons aux quotidiens, finalement, ces thèses farfelues deviennent souvent les thèses les plus cohérentes quand on a éliminé tout le reste !

Avez-vous expérimenté vous- même choses des mystérieuses ?

Depuis que je fais Top Secret, non, je n’ai rien vu. Cela fait donc 10 ans. Par contre, il m’est arrivé de vivre des choses… de vivre des choses assez fortes…

Vous ne souhaitez pas en parler ?

Pas vraiment, ça va nous emmenez trop loin, mais vous me demandiez s‘il y avait des choses que j’avais regrettées d’avoir cru. Et bien… Non ! Car, dans mon magazine, je propose et je n’impose pas. Je mets souvent des avertissements avant certains articles pour leur rappeler qu’ils peuvent y croire ou non ! Il ne faut pas avoir peur de balancer des choses, sans forcément être sûr, car on avance que comme ça. S’il y a bien une chose dont je n’ai plus peur, c’est du ridicule. On ne peut pas mener un combat si l’on a peur de se tromper. C’est en se trompant qu’on avance !

Est-ce que vous vous pensez proche de Fox Mulder ?

Non, parce que Fox c’est un mec de terrain. Et j’en ai connu des comme ça ! Moi je suis un éditeur et auteur car j’essaie de rendre cohérent les différents points de vues, mais je passe mes journées sur mon ordinateur. Fox Mulder dans mes rêves, oui. Mais je ne vais jamais sur le terrain, et je le dis souvent à ceux qui voudraient que je vienne observer moi-même certains phénomènes. Courir après les phénomènes ne m’intéressent pas. Ce qui m’intéresse c’est la cohérence et la Vérité !

L’ÉGALITÉ FACE AU MYSTÈRE

Quel est votre rapport à la religion, y a t il un intérêt pour la religion parmi ces chercheurs de Vérité comme vous ? 

C’est fondamental. Il suffit de regarder l’humanité pour se rendre compte à quel niveau elle est malheureusement réduite. C’est d’une tristesse… On apprend aux gens à se comporter face à un Dieu comme un petit commerçant de banlieue face au parrain local, pour lui demander une faveur. C’est pitoyable. Et quand vous voyez que cela permet à des peuples entiers de s’entretuer.

Combattre la religion ? 

C’est l’ignorance qui est à combattre. À partir du moment où on la combat, et si l’on éclaire les gens, à partir de ce moment, plus personne n’a de raisons de s’entretuer. Les religions sont des sectes qui ont réussi, appelées à devenir de vieille mythologie… Je mets tout ce qui peut annihiler l’intelligence de l’homme dans le même panier. Mais combattre les religions, cela n’a aucun intérêt. Il faut juste essayer, gentiment et avec respect, d’éclairer les gens pour leur montrer le dessous des choses. Tout ces mafieux en dorures, c’est d’un grotesque ! Il faut juste ouvrir les yeux ! Il faut se rendre compte que cette manipulation a duré des milliers d’années !

Il y a quelque chose d’ésotérique dans la culture conspirationiste, au sens où c’est une quête de la connaissance ? 

Il faut continuer de chercher. La pire chose à penser ? Croire que vous avez trouver la réponse. C’est ça qui fait que les gens ne sont pas assez conspirationistes : ils pensent détenir la Vérité !Moi, mon idée, qui est une idée citoyenne, c’est de s’interroger sur les évènements et l’Histoire pour se libérer. Parce que celui qui gagne en connaissance se libère. La Connaissance, c’est le Pouvoir !

Est-ce que ce que vous faites n’entraîne pas un danger pour la santé mental ?

C’est pour ça qu’il faut prévenir le lecteur et lui dire de se méfier. Effectivement, nous allons beaucoup trop loin pour avoir des certitudes. Seul celui qui est allé dans une base souterraine peut être sûr que les bases souterraines existent ! Nous ne pouvons être sûrs de rien. Mais le pire, c’est que les gens que nous interrogeons dans le magazine sont des gens corrects, sincères et qui ont l’expérience de ce dont ils parlent. C’est d’autant plus pertubant pour le lecteur.

Et pour vous ?

En ce qui me concerne, comme cela fait 10 ans, c’est devenu de l’homéopathie. Le plus violent, ça a été au tout début quand les premières questions sont arrivées. Au bout d’un moment, vous avez la culture qui fait que vous avez les épaules, que vous vous êtes créé à l’intérieur de vous toute une cohérence. Mais, oui, c’est phénoménal. Quand vous avez quelqu’un qui vous dit qu’un de vos articles est fou, celui sur les enfants des black programm. Et puis, je suis allé voir mon médecin qui travaille pour la NASA, c’est mon médecin qui s’occupe de moi depuis l’âge de 6 ans, qui me prend pour son fils, on s’était pas vu depuis un an, vous savez qu’il y a des flottes cosmiques qui flottent dans l’espace et que le médecin répond «Je ne peux pas vous en parler». Ou le monde est fou, ou alors on est vraiment dans un mensonge intégral. Mais qu’est-ce qu’on est ? Est-ce vous savez ce qui se passe dans le village à 500 m ? Alors qu’est-ce que vous en savez de ce qui se passe dans les bases américaines ? Il faut bien savoir aussi que tous ce que je raconte dans Top Secert, tout finit par être dit au 20h de TF1, ou sur CNN. Il y a 20 ans, on avait vu des gens à la télé qui utilisait des rayons paralysants sur les manifestants. 10 ans après, on apprends que au dernier G20, ils ont utilisé cette technologie, mais quand vous dites qu’ils ont utilisés cette technologie : «On vous dit, vous êtes un conspirationiste, vous êtes à la masse» alors qu’en réalité ça a été divulgué officiellement, sur un plateau télé. Mais le peuple est amnésique, il est très distrait, par les matchs de foot, le dernier enterrement officielle de je ne sais qui… une grande mascarade. Mais en réalité, ce que les conspirationnistes (même si je n’aime pas ce mot) ne font que répéter ce qui a été révélé au grand jour, au grand public il y a 15 ou 20 ans et que les gens ont oublié et nous on ressort ces affaires là. Mais je sais pas si je réponds à votre question…

Si, si… Vous m’aviez parlé de votre désir déchu d’être écrivain, est-ce que dans votre travail, vous n’avez pas retrouvé votre métier d’écrivain?

C’est un rêve ça… le magazine, c’est vrai, se situe entre la réalité et une autre réalité. Mais on ne sait pas trop où se trouve la frontière. Du moment que cela ne créé pas de fanatismes, tout va bien. Dans la réalité, je ne suis pas quelqu’un de lunaire, je suis un homme de la terre et j’ai encore le pied sur la pédale de frein… pour l’instant, mon travail d’auteur a surtout consister à retravailler le travail des autres. Je me tape tout le sale boulot du vieil éditeur artisan !

Un dernier message avant de terminer ? 

Oui, il y a quelque chose qui m’agace particulièrement. Dans l’histoire, c’est que la Vérité arrive toujours d’en haut. Le peuple veut toujours que ce soit quelqu’un qui ait un pedigree, un cv ou une médaille.. comme il a une médaille, on le croit ! On arrive à des trucs absurdes, comme croire tout ce que dit un ancien agent de la CIA, qui a menti toute sa vie, plutôt qu’une pauvre victime.

Il faut que l’être humain se libère de cette programmation qui consiste à toujours croire l’autorité ! C’est pour ça que je suis vraiment contre le système des conférences, quelqu’un qui est sur une tribune qui délivre la parole, je ne veux pas de ça… Face au mystère, nous sommes tous sur un pied d’égalité !

Merci à Roch Saüquere pour sa participation à une aventure qui n’existait pas encore et pour sa confiance.

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