Vous ne le saviez peut-être pas, mais le Tryangle aime Jean-Pierre Pernault. Lui seul, poète parmi les poètes, sait donner au réel cette patine d’absurde jovialité où l’on est convié à célébrer la vie par le truchement d’une tradition fromagère ou de la saison de la reproduction des coccinelles marines. C’est ainsi qu’il consacre un sujet à un problème de « sécurité romantique”.

Chaque jour, les amoureux attachent des cadenas aux ponts des arts. Passé le charme de ce rituel, des problèmes demeurent : que font-ils des clefs, nos amoureux ? Ils les jettent dans la Seine. Pire encore, ont-ils la moindre conscience du poids monstrueux de cette accumulation d’amour ? Car le plus important problème n’est autre que le poids des cadenas qui risque de faire s’écrouler le pont, faisant risquer la mort aux plus romantiques de nos touristes chinois.

Pour des raisons de sécurité, des cadenas sont ainsi enlevés tous les 6 mois. Quelle morale tirer de cette histoire étrange, qui mêle les considérations romantiques et les réflexions d’ingénieries de types ponts et chaussés ?

Peut-être que l’amour dure 6 mois, et non 3 ans.

Source : Les « cadenas de l’amour », trop lourds pour le pont des Arts – Le journal de 13h – Replay.

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