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Cover art by 3gumdrops and Gwenboul

Quand l’imbécile pense à l’Apocalypse, il a aussitôt une vision triviale de type bombe nucléaire, météorite et autre créature de l’espace. Poutant, comme le montre l’inventivité des morts idiotes du Darwin Awards, l’Apocalypse est aussi un lieu de créativité.

Le Tryangle sélectionne pour vous les films qui ont fait le preuve d’originalité dans la méthode ou le traitement du thème de l’Apocalypse.

5. Beacon 77 : « L’Apocalypse déclenchée par un iMac »

Beacon 77 fait partie de ces films dont on aimerait rencontrer les producteurs pour leur poser la question fatidique :  » Ca va ? ».  Cette série B ( ou Z ? ) narre l’histoire de deux jeunes femmes qui se retrouvent, sans l’avoir voulu, enfermées dans un appartement dont les trois résidents ont décidé de hacker le Vatican pour télécharger les premiers manuscrits de la Torah. En effet, Declan, qui anime par ailleurs la radio pirate qui donne son nom au film (Beacon 77), a réussi à décoder la Torah en 2D.

Hacker théologien, il en a percé le code et cela lui permet d’obtenir, avec précision, des informations sur tous les grands complots du passé. Lorsqu’il tape « assassinat Marilyn Monroe », il obtient sans difficulté le nom de son assassin. Mais voilà : grâce au hack du Vatican, il va pouvoir percer le code de la Torah… en 3D, c’est-à-dire non pas de manière linéaire, ligne à ligne, mais en volume, page à page. Cela lui permettra de prédire l’avenir par le code 3D de la Torah. Un film à voir !

A partir de là, le Tryangle vous spoil, mais ça vaut le coup. N’hésiter par à sauter ce passage si vous voulez garder LA surprise :

Dans Beacon 77, dès la 25° minute, on apprend que la Bible, Dieu, tout ça, et bien c’est vrai, lorsqu’une héroïne s’exclame : « Je ne pouvais pas savoir que cette histoire de complot et de code de la Bible était vrai ! ». Le film va jusqu’à représenter l’Apocalypse ou plutôt la lumière de la fin du monde sur le visage d’une héroïne, seule survivante, épuisée et honteuse de découvrir, tenez-vous bien, qu’elle est le messie qui a, par inadvertance, ouvert le septième sceau sur l’iMac de Declan.

4. Phénomènes : « Allergique au pollen, les gens se suicident »

Le Tryangle aime Night Shyamalan, en particulier la Jeune fille de l’eau. Mais, dans Phénomènes, Night va loin… très loin. Le pitch est le suivant : contrariée par l’emprise des êtres humains, la Nature émet soudainement une toxine qui donne aux humains l’irrésistible envie de se suicider. Proche d’une sévère envie d’uriner, ce suicide doit se faire dans la minute avec la première chose que l’on a sous la main : une aiguille à tricoter, un lion ou en se tapant la tête dans une fenêtre…

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Un conseil : en cas de fin de monde, soyez sûr d’avoir un moyen de suicide pratique et élégant <3 <3 <3

3. Southland Tales : « Un acteur américain est, en fait, le messie »

Après le superbe Donnie Darko, Southland Tales confirmait le talent de Richard Kelly pour les oeuvres biscornues suscitant soit l’admiration, soit la haine, soit de longues explications. Voici le « pitch » :

Californie, 2008. Une attaque nucléaire a précipité l’Amérique dans la 3e Guerre Mondiale. Face à la pénurie de carburant, la compagnie US-IDent élabore un générateur d’énergie inépuisable, qui altère la réalité et va bouleverser les vies de l’acteur Boxer Santaros, de l’ex-star du X Krysta Now et des frères jumeaux Roland et Ronald Taverner, dont le destin se confond avec celui de l’Humanité toute entière…

Dickien en diable, le film se termine sur une séquence dantesque où le spectateur médusé voit le dos du héros se couvrir d’un tatouage christique tandis que l’acteur d’American Pie touche la main de son double, déclenchant, de fait, la fin du monde. A voir absolument.

2. The Mark : « Tiens, Dieu existait en fait. Zut alors »

The Mark est un film exécrable. Mais le scénario, que le Tryangle va vous spoiler intégralement, vaut son pesant.

C’est l’histoire d’un homme auquel on injecte une puce informatique qui se révèle être la marque du diable et qu’un homme parlant latin deuxième langue tente d’obtenir pour devenir le maître du New World Order. Seulement voilà, à la moitié du film, sans que rien ne le laisse présager, un flash de lumière illumine le ciel et la moitié du monde disparaît. En fouillant dans les affaires des disparus on se rend compte que… ce sont tous des croyants. L’Apocalypse a eu lieu et Dieu a rappelé les croyants au ciel (mais pas leurs vêtements).

The Mark est une joyeuse zéderie qui entreprend de réécrire la Bible avec un sérieux imperturbable.

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